
« A marée basse, il faut soulever les rochers, et si vous en trouvez une, il faut l’enterrer et attendre pendant 10 jours que les fourmis fassent le sale boulot. Au bout de 10 jours, le coquillage est propre comme un sous neuf ».
Facile…
Rattrapés par le Bild Zeitung ou plutôt le Stern ! A 17.000 km de l’Allemagne ! C’est bien ici, à Nuku Hiva qu’un Allemand, effectuant un tour du monde à la voile avec sa compagne, a fini ses jours brulé il y a 2 ans. Le Stern avait spéculé sur une histoire de cannibalisme (doublant ainsi les ventes par la même occasion, sans doute). L’enquête suit son cours…A l’époque j’avais dû lire le nom de Nuku Hiva sans sans vraiment « accrocher », retenant simplement qu’il s’agissait de la Polynésie Francaise…et découvrant à cette occasion le commentaire ultra caustique posté par un internaute allemand agacé par l’article un peu réducteur sur le cannibalisme ( le dernier cas recensé date de 200 ans) et la naiveté de 80% des lecteurs : « autre pays, autres mœurs »
Note du photographe (Andreas): Cette photo, par ailleurs, n’a absolument pas de rapport avec ce crime. Ella a été pris au quai de Nuku Hiva, où les touristes en provenance d’un bateau débarquaient, recu par un groupe des musiciens local. Bateau, par ailleurs, qui nous a presque poussé à commettre le crime suivant (détails à suivre).
Le lapin a retrouvé Basti! Les œufs, les cadeaux étaient bien au rendez vous. Ouf !
Après l’échec d’hier (un poisson pilote non comestible de 2 kg), Sébastien a été aujourd’hui récompensé de ses efforts :
Bilan d’une heure de peche à la palangrotte sur le bateau de la pension voisine : un requin (eh oui !), un Tamouré (que l’on va déguster ce soir grâce aux talents de cuisinière de Flora, la proprio de la pension), une loche et un poisson de 2 ou 3 kg rejeté à l’eau car toxique…dommage.
Forcément, ca change des parties de pêche en Méditerranée . Y a plus rien…avant il serait revenu avec 30 kg de thon ???
J’ai beau en faire plus ou moins partie, j’ai un problème, un a priori de taille avec cette population que l’on appelle les expats.
Cet a priori parle fort, roule en 4×4 (Porsche Cayenne de préférence) et sa femme t’explique que c’est super dur de gérer 3 gosses et l’ennui car faire tourner la carte de bleue toute la sainte journée ne suffit pas à la meubler (la sainte journée).
Ca c’était avant. Avant de rencontrer Fanny, Benoît, Lalie, Raphael, Marlène, Christophe et Kyrian. Détachés en Polynésie (Professeurs et militaires), ils nous ont aidé, beaucoup (encore merci 1000 fois pour les machines à laver et la visite du marché de Papeete), donné des tas de conseils (ask the locals) et nous ont intégrés. Adorables, sympas, serviables…les uns sont de Marseille, les autres de Versailles (2 ème a priori qui tombe !). Nord-Sud : un partout, la balle au centre.
Avant, il y avait plein de poisson, maintenant il n’y a plus rien…disent les locaux. Plus rien c’est relatif. Petit inventaire du jour : 4 ou 5 requins, un Tamouré (péché ce matin à la palangrotte), 3 loches, une Murène, une quantité impressionnante de poissons perroquets, de poissons papillons, quelques néons, 3 poulpes, des taurillons, des aiguillettes (oui, oui, j’ai un lexique sous les yeux…), et quelques 5 ou 6 espèces que je ne suis pas parvenue à identifier…le tout dans 50 cm d’eau (y compris les requins). Puisqu’on vous le dit, il n’y a plus rien…
Ici, les mails mettent environ 15 minutes pour partir, et tenter de réserver en ligne peut vite devenir frustrant. Le réseau est des plus lunatiques, et dans la salle à manger de notre pension (où l’on est supposé capter au mieux) les moustiques attendent avec impatience le prochain con qui va venir poster ses photos de plongée sur facebook, pendant qu’à la radio, Capdevielle chante « quand t’es dans le désert ». Une certaine ironie…